
Tu es partie. Je n'arrive pas vraiment à le réaliser. Tout ce que j'aime en toi est encore tellement présent... Ton odeur, certains de tes vêtements, l'odeur du café, ton gel douche et ton parfum que j'aime tant... Tu ne l'as pas amené... Tu me manques déjà...
Je t'aime. En dépit de tes mensonges pour lesquels je te hais et que je ne pourrai jamais pardonner. Combien de fois m'as-tu menti ? Combien de fois m'as-tu trahi ? Et pourtant je t'aime...
J'espère encore, tu es revenue deux fois, pourquoi pas trois ? Tu avais besoin de moi, pourquoi cela aurait-il changé comme ça, en si peu de temps ? Tu reviendras, c'est sûr.
Mes yeux se ferment devant l'évidence : tu espères en dépouiller un autre de tout ce qu'il a, sa dignité, son amour, sa joie de vivre. Je ne sais pas qui. Je ne veux pas voir l'évidence. Celle qui dit que je ne suis plus rien pour toi. J'ai mal. Je crois te voir, partout, tout le temps et ça me fait terriblement souffrir. Comment pourrais-je survivre loin de toi ? Comment pourrais-je espérer vivre à tes côtés ? Je crois te voir partout et mes yeux se voilent de larmes aussi souvent que ces références à toi me sautent à la gorge. Dans ces moments-là, je réalise... Tu es partie... Partie...
Et eux, mes amis qui prétendent savoir ce que je ressens, se trompent. Jamais, jamais, je ne leur souhaite de sentir leur être se fendre en deux parties inégales. Jamais je ne voudrais pour eux la souffrance de voir celle qui était tout, qui était eux, partir, loin. Et qui sait, peut-être avec un autre... En un an, j'avais crû trouver celle qu'il me faut, celle que j'aimerai toute ma vie. Je me plais d'ailleurs encore à y croire, même si c'est beacoup plus douloureux à présent que l'appartement est vide de toi... Toi... Tu régnais sur ma vie, sur mon coeur et sur mon être en maître absolu. Dictateur affirmé, tu pouvais faire de moi presque tout ce que tu voulais... Pourquoi ? Pourquoi ? Où est passé celle que j'aimais au début ? Cette fille franche et belle, désintéressée et quelque peu blasée de la vie ? Tu es partie et tu as tout emporté, ne me laissant que tes mauvais côtés que j'aime, à la folie.
Fou. Je suis fou. Je suis foutu. Je me tue à la tâche, je tente de t'oublier, d'oublier les souvenirs qu'on a ensemble, d'oublier ton regard méprisant quand tu m'as regardé de haut, la denière fois qu'on s'est disputé, j'essaye d'oublier que tu es partie sans un regard en arrière... Et que je ne te verrai plus. Tu me manques. Ma peau te réclame. Mon âme te veut. Mon corps est en manque de ta chaleur. Et mon coeur... Je ne le sens plus battre. Il ne bat plus que lorsque j'entends ton prénom, une référence à toi. J'ai peur. J'ai mal. Je me noie dans le verre de mon chagrin. Je ne m'en sortirai pas... Je t'avais promis l'amour éternel... Et tu avais souri...
J'y crois encore en cet amour éternel. On était fait l'un pour l'autre, ma peau s'accorde si bien à la tienne...
Je t'aime. Vivre sans toi me paraît impossible malgré tous tes discours. Moi, j'avais confiance en notre amour, malgré tes déviances et tous ces hommes que tu regardais avec envie. Je ne t'en voulais pas. Je savais, je pensais naïvement que ton coeur m'appartiendrait toujours quoiqu'il arrive. J'avais oublié de qui j'étais tombé amoureux... De toi. D'une garce. Je t'aime.
Je te connais par coeur : ton impulsivité, ton égoïsme, ta prétention, ton bordélisme, tes mensonges, ta paresse. Et je t'aime quand même. C'est ça l'amour. Tu ne l'as jamais ressenti. Tu ne sais pas ce que c'est. Tu ne l'as pas connu.J'ai espéré, pourtant, j'ai cru à tes mots d'amour. A quoi pensais-tu quand onfaisait l'amour ? Je ne pensais qu'à toi, tout le temps.
Et j'y pense encore. Je t'aime. Tous les maux de la Terre pourraient s'abattre sur moi, il ne sont rien à côté de la souffrance que j'endure en ce moment. On m'a arraché le coeur et tu es partie avec. Rends-le-moi ! J'ai mal, je meurs à petit feu. Tout en moi hurle ce que tu ne veux pas entendre : j'ai besoin de toi à mes côtés, à me soutenir et m'aimer en cas de besoin. Je te veux. Encore. A jamais. Je ne peux pas vivre sans toi... Reviens... Reviens...
J'ai pensé à mourir. Une fois. Mille fois. Et je ne pourrais jamais passer à l'acte. Jamais. Alors plutôt qu'être lâche, je préfère attendre.
Tu reviendras.
Ou la mort à ta place.