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Fiction

En savoir plus : Depuis le 19/06/2009
Ch. 1 : 19/06/2009
Màj le 19/06/2009
1 chapitre(s)
938 mots
ID : 1856962268
In nomine patris par valariel
Rating : TP - Général - Complète
Tag(s) : Aucun
Résumé
Ceci est ma première histoire que j'ose poster sur ce site que je découvre peu à peu. Je ne puis réeelement définir un résumé, disont que la scène se déroule en un batement de cil dans une Eglise c'est tout ce que je puis dire

La grande église était bondée, la chaleur du mois d'aout oppressait férocement les hommes et femmes qui cherchait une vénale fraicheur dans cette église. Pas un bruit, le silence le plus profond, l'orgue se mit a faire rugir, ses tubes de cuivre et de laiton, imposant au lieu une gravité qu'il n'avait pas jusqu'à présent ,électrisant une ambiance déjà accablée par la chaleur. Quelques personnes s'évanouirent, mais on ne fit pas attention a eux, les laissant trouver un peu de repos, et allongé sur la pierre, gouter à une relative fraicheur.
Marche nuptiale d'Haendel, l'orgue triomphant exulte ses notes, et l'assemblée retient son souffle les yeux rivés sur la porte de l'église qui vomit sa lumière crue. Le marié entre en premier, l'air accablé par la chaleur, souffrant mille maux mais arborant un sourire de circonstance, observant avec gratitude un petit ventilateur devant l'autel. Pour la première fois de sa vie, il pensait qu'être devant un autel ne serait pas si mal et il s'autorisa un sourire circonspect surpris encore une fois par cette capacité a rire même dans un moment aussi grave... Il marche à pas mesurés, sans se presser toisant l'assistance, s'arrête a quelques mètres du prêtre, qui sourit de toutes ses dents, heureux du nouveau couple plaçant son bonheur entre les mains de l'unique Dieu.

L'orgue semble s'essouffler mais repart de plus belle, la marié entre en scène au bras de son père, même sourire de circonstance et regard froid, elle déteste cette musique, mais la tradition est la tradition, la Marche Nuptiale pour un mariage un point c'est tout disait sa défunte mère et feu ses ambitions d'un mariage civil, dernières volontés obligent... Elle s'avance à son tour vers l'autel et ce prêtre qu'elle condamne par avance, prononce l'anathème et l'excommunie "ad patres" Il lui sourit, de ce sourire qu'on les prélats, trop heureux de penser à la quête et d'avoir de nouveaux fidèles. Elle se met à coté de l'homme qu'elle va épouser et se souvient écoutant à peine les préchi-prêchât du bon prêtre. Un jour tu te marieras avec moi lui avait il jeté au visage, si sûr de lui, plein de superbe et de confiance, ses yeux fins pleins de malice braqués sur elle. Elle n'en avait pas cru un mot bien entendu, elle était trop jeune pour s'apercevoir de la voie qu'elle empruntait aujourd'hui. Il se séparèrent après le lycée, chacun courant après des fragments de rêves brisées et d'illusions déchues maintenant, pour se retrouver l'un et l'autre mortellement blessé, étonné de trouver une âme qui ressemble à la sienne, la même flamme, les mêmes réflexes... La même fuite, cette envie de destruction intense qui forme les amants, le goût de l'exploration. Deux semaines après leur retrouvailles, il l'a demanda en mariage et sans trop savoir pourquoi elle a accepté... Le lieu, le moment, l'engueulade de principe qui suivit puis les regards timides, les sourires et cette bague de fiançailles qui luisait à son doigts. Trois diamants, chacun ayant une signification, le diamant blanc pour la dureté et l'éternité, le diamant noir pour la démence et la profondeur, le rouge pour notre sombre désespoir avait il dit. Cela lui semblait si loin maintenant et aujourd'hui elle se retrouve devant cet autel dans la maison d'un Dieu auquel elle ne croit pas, agenouillé avec son futur mari, cet homme qu'elle ne connait pas mais qui la cerne si bien... La destruction est une drogue, elle s'en aperçu trop tard.

Lui aussi pensait, pas en souvenir, non il savourait avec un certain plaisir le moment qui se déroulait sous ses yeux, enfin il la tenait et sa prophétie s'était révélée exacte, il se marierai avec elle. Pourquoi? Aucune idée, juste des intuitions et un début de réponse globale qui se profile. L'amour? La certitude d'être aimé en retour? Non certainement pas mais alors quoi? Qu'est ce qui l'avait poussé ? Cette sombre flamme que l'on appelle folie, prescience ou prédiction, tant de nom pour désigner une seule et unique chose, la destruction, le contrôle du destin, et incapable de contrôler le sien il avait pour dessein de manipuler le destin des autres, un Dieu pour remplacer celui qui faisait tant défaut à l'humanité. Il sourit posément appréciant ce moment unique de contrôle, ce moment unique de cataclysme et d'enchainement, à la vie à la mort et toutes ces phrases pour masquer le seul but réellement à sa portée, connaitre l'envers du miroir. L'orgue se remit à jouer, le tirant de sa rêverie. Le prêtre prononça la sentence fatidique. Tout deux d'une même voix répondirent par l'affirmative, l'une par curiosité et instinct carnassier, l'autre pour savourer uniquement l'implication de trois lettres..."OUI" . Les yeux dans les yeux mari et femme, se passèrent un simple anneau d'or au doigts, sous le regard attendri de l'assistance qui ne se doutait aucunement de la symbolique propre des anneaux, du cercle, de l'éternité à laquelle les deux protagonistes offraient leurs âmes, Le vent se leva, charriant la poussière et des promesses de tempêtes, imposant la chaleur dans le dernier bastion de fraicheur. "Vous pouvez embrasser la mariée" Le temps se suspend, et chacun dans la salle attend le baiser fatidique, les deux se regardent perdus dans un endroit étrange et finissent par se sourire, approchant peu à peu leur visage l'un de l'autre, lentement savourant ce moment d'empoisonnement mutuel et de damnation éternelle. leur lèvres s'effleurèrent avant de s'écraser, et dans un souffle chacun apprécie sa victoire, et la brillante flamme qui se profile au loin, un brasier sanglant qui les mènera au bout d'eux même et de leurs déchirures, se bruler avec le bucher de l'autre

Note de fin

J'accepte bien entendu toutes critiques constructives :)
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