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Fiction

En savoir plus : Depuis le 17/10/2010
Ch. 7 : 17/10/2010
Màj le 17/10/2010
7 chapitre(s)
7 452 mots
ID : 1114224859
Le chant des Peuples par LovelyLittleJu
Rating : 10+ - Fantasy/Aventure
Tag(s) : En attente de modération
Résumé
 BLABLA La guerre fait rage dans les plaines. Ceux qui viennent du feu écrasent et ravagent une à une les grandioses cités du peuple des plaines. Ils approchent de Nej'Raid, cité suprême, et dernière encore debout. Mahâ, fille des plaines exilée chez ceux qui vivent dans sous terre, ne pense qu'à une chose : sauver les souterrains, lieu où elle à grandit et qu'elle dirige désormais. Mais ce n'est pas aussi simple qu'on le voudrait. La barbarie de ceux qui viennent du feux n'a désormais d'égal que leur puissance, et Mahâ va devoir affronter des choses qu'elle n'aurait jamais imaginé...

 


PARTIE UNE Histoire du peuple déchu.

BLABLA Au commencement du monde, il y eu Nagraah. De ses mains elle façonna la terre, la mer et le ciel. Elle accoucha des hommes et des animaux, qui se répandirent par milliers dans le monde. Mais comme ils étaient nus et démunis, ils mourraient tous les uns après les autres. Alors Celle qui aimedésigna son premier fils, Nej'Raid, et lui demanda de donner à chaque espèce un attribut lui permettant de survivre. Alors Nej'Raid sillona la terre, la mer et le ciel. Il donna aux fragiles oiseaux des ailes pour voler. Aux lentes tortues une carapace. Aux chevaux un galop plus rapide et aux mujos une vision nocturne. Mais quand il arriva auprès des hommes, il ne lui restait plus rien. Alors, pour sa mère et pour les peuples, il se sacrifia, offrant ainsi aux hommes les sentiments, les pensées et leur humanité. Et depuis les hommes prospèrent. Ils construisirent des cathédrales en l'honneur de leur déesse, et nommèrent leur plus grandes cité du nom de Son fils. 

BLABLAMais l'histoire ne se termine pas ici. Nagraah avait deux fils jumeaux, Nej'Raid et Thor. Thor ne se remit pas du suicide de son frère, et rejeta la fautes sur les hommes. Sa colère poussât ces être inférieurs à se déchirer, car Thor s'insinuait dans l'esprit des hommes et leur donnait la folie. Nagraah, en colère contre son fils, le bannit à jamais dans les terres brûlées., lui et son peuple. Depuis, la Nation des volcans tente de se venger, encore et toujours, contre Sa Mère et ses frères...

BLABLASalmons jeta le vieux livre dans le feu. Décidément, le peuple des plaines était de plus en plus pitoyable lorsqu'il écrivait. Le vieux roi s'assit mollement dans le confortable fauteuil et soupira. Il était las, las de cette guerre qui n'en finissait plus, las de n'avoir aucun ennemi sérieux. Du haut de ces soixante saisons passées, il savait que la bataille de Nej'Raid serait la dernière. Non pas que les derniers combats furent difficiles, puisqu'il disposait désormais d'une arme que nul autre au monde ne pouvait posséder. Mais les années passées à gouverner le tuaient, tout comme la solitude. Il était fatigué et s'il survivait à la bataille de Nej'Raid, il rendrait les armes et laisserait son fils à la tête du royaume, quoi que cela puisse impliquer. C'est ce moment que choisis le prince pour entrer. Du haut de ses 7pieds, il rentrait à peine dans la salle. Ses lourdes bottes claquaient contre le marbre brut et son armure résonnaient comme une armée entière.

<< Père, les hommes s'impatientent. Cela fait plusieurs jours que nous attendons dans cette ville. Seule nous reste Nej'Raid et je ne pense pas que...
- Elior, ne presse pas les choses. Je suis vieux maintenant et Nej'Raid sera ma dernière bataille. Souffla le vieil homme. >>

BLABLAUne lueur s'alluma dans les noirs yeux de son fils, rendant son visage encore plus dur. Un sourire naquit sur les lèvres de ce dernier.

<< Bien, alors si vous avez besoin de mon aide, je serais là... Commença-t-il.
- Garde des mièvreries pour un autre. Nous savons tous les deux que peu t'importe ma santé. Crachat le vieillard. Toi comme moi savons que je désapprouve ton comportement, mais également que quels que soient nos actes, tu seras le dernier vainqueur. Je ne partirais pas sans me battre, Elior. Même contre mon propre fils.
-Bien, je vais donc vous laisser. Déclara le jeune homme, sur le ton de la victoire. >>

BLABLAIl détourna les talons et s'en alla, faisant résonner toute la salle. Salmons, quoi qu'il ait pu dire, n'avait plus la force de se battre. Et surement pas contre son monstre de fils. Ce dernier, malgré ses vingt années, était pourri jusqu'à la moelle par le pouvoir. Jamais au grand jamais il n'aurait voulu ce destin pour son unique fils. Sa femme, que son âme repose en paix, en avait fait ce qu'il était. Cet enfant, fruit d'un mariage forcé entre deux âmes contraires, n'aurait jamais dû naitre. Il n'était même pas son fils biologique. Il suffisait de le regarder. Le vieil homme était trapu, avait le visage carré et des cheveux d'un noir de jais. Et jamais sa frêle femme n'aurait accouché d'un monstre à la musculature irréelle, aux cheveux d'une blondeur éclatante et à la bouche si prompte à cracher des injures. Cette vipère qu'il avait aimé passionnément avait monté son propre fils contre lui, mais elle était morte avant de voir son rêve se réaliser. Cette pensée fit sourire le vieux roi. Il tenterait jusqu'à la fin de contrecarrer les plans de son fils. Car celui-ci, fort d'un soutien d'une armée jeune et ramassée dans les rues, était à deux doigts du coup d'Etat. Déjà il avait instaurée des patrouilles, des razzias en son nom.

BLABLACe pauvre abruti s'en était pris aux pacifiques souterrains, les accusant de la mort de sa mère. Celle-ci, ne supportait ni l'étranger ni le pauvre, avait en horreur cette race de va-nu-pieds à la peau blafarde et avait insinué ses propres idées dans la tête de son fils. Il détruisait le moindre exemplaire du peuple des montagnes, sans savoir qu'il était à l'origine de la grandeur des Terre Brulées.

BLABLASi Salmons pouvait se reprocher d'avoir manqué l'éducation de son fils, il ne se rendait pas coupable de la tragédie actuelle. Jamais au grand jamais il n'aurait imaginé que le massacre prendrait cette ampleur. Mais il avait surestimé le peuple des plaines et sous-estimé son propre fils. Le déséquilibre entre les deux peuples était trop grand et les atouts dans la main d'Elior implaccables.

BLABLALe vieux roi se releva sur ses jambes. Il était peut-être vieux, mais pas impotent. Malgré son âge, on lisait encore sur ses bras les traces d'une forte musculature et des mollets encore musclés, sortaient de ses courtes bottes. Son visage ridé, tanné, cicatrisé contrastait totalement avec son corps. Et avec sa marche, puissance, imposante. Il n'était peut-être pas aussi charismatique que son fils, mais il avait indéniablement une âme de Chef, qui rayonnait autour de lui. Il jeta une cape en plumes d'aigles sur ses 2paules et sortit de l'impressionnant bâtiment. La cité portuaire était encore à moitié ravagée par les flammes et des tas de corps brûlaient sur les places. Il contourna les zones où ses soldats seraient présents et se rendit directement aux écuries. Le seul édifice capable de cacher leur arme, leur arme si redoutable. Quand il franchit la lourde porte en bois, un mugissement se fit entendre.

BLABLADe l'obscurité jaillit une tête monstrueuse. Tenant du cheval par son allure et du monstre marin par sa peau, l'étrange faciès ravissait toujours autant le vieux roi. De longues mèches tactiles, se répartissant sur la mâchoire inférieure de l'animal, frémirent au contact de sa vieille main. Le contact psychique qui suivit rassura les deux vieillards. L'énorme dragon, car c'est ainsi qu'on les nomme dans ce bas-monde, anciennement brun, était taché de blanc, ses écailles se détachant partiellement aux coudes. L'animal, d'à peine deux mètres de haut, faisait le double en longueur. Ses deux yeux noirs rayonnaient dans la semi-obscurité, illuminant le visage de Salmons, qui semblait avoir gagné vingt années d'un seul coup. La ressemblance entre la bête et l'homme était frappante et quand l'homme chevaucha la bête, leurs esprits et leurs corps ne firent plus qu'un.

 




PARTIE DEUX L'envol

BLABLALes vieux muscles, dont on ne savait plus trop s'ils appartenaient au roi ou à l'immense bête, se contractèrent au même moment. L'étrange animal s'extirpa avec peine de l'abri presque trop petit pour lui et laissa ses écailles rayonner au soleil. Ceux qui avaient osé dire que Salmons avait perdu de sa grandeur pouvaient voir la faute flagrante qu'ils avaient commise. Ses yeux d'un noir de jais brillaient, ses muscles semblaient reprendre de la vigueur et jamais sourire aussi éclatant n'avait fendu son visage.

BLABLAChevaucher un dragon devenait comme une drogue pour lui. L'animal qu'il avait un jour trouvé au détour d'une grotte ne l'avait pas quitté depuis et ils avaient grandi, vécu et vieilli ensemble. Jamais, jamais plus il ne pourrait se passer de l'enivrante sensation des écailles de l'animal, de sa cage thoracique qui enflait et désenflait au rythme de sa respiration. Mais surtout, surtout du lien. Ce lien mental entre les deux êtres.

BLABLAL'immense animal s'envola dans le ciel déchiré. Un hurlement rauque sortit de sa gorge. Ses ailes claquant la brise matinale, le Dragon fendait l'air, pareil aux nuages. Il se posa au sommet d'une tour, ses griffes faisant crisser les tuiles. Le roi, flamboyant, toussa légèrement. De ce côté de la ville, l'odeur d'humain carbonisé emplissait les poumons d'une puanteur immonde. Ils purent apercevoir, à travers l'opaque écran de fumée, le prince Elior filer droit sur les montagnes, chevauchant le sanguin Mordor, les flammes de l'enfer sortant de la gueule de la bête. Ce dernier se perdit dans l'horizon en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et le roi soupira. Il allait encore commettre un de ces raids défensifs, comme ils les appelaient, qui consistait à lâcher Mordor sur le moindre souterrain qui sortait son visage de la montagne. Akmir, car tel était le nom du Dragon, poussa un cri déchirant et descendit à terre, laissant le vieux roi descendre de son trône animal. Ce dernier perdait sa vivacité et sa jeunesse en descendant de l'animal et savait que de trop longues chevauchées risquaient de le fragiliser. Il se contenta donc de tapoter affectueusement le crâne du vieil animal et de se diriger, le menton haut, vers l'ancien palais.


 



PARTIE TROIS La main de Thor frappa


BLABLAElior se sentait grisé par la vitesse. Son coeur et celui de Mordor ne faisaient plus qu'un et c'est ensemble qu'ils crièrent en voyant les montagnes se rapprocher. Le dragon accéléra jusqu'à presque toucher la paroi, moment auquel il bifurqua à angle droit vers le ciel. L'immense dragon rouge, fort de ses quatre mètres de long, s'accrocha tant bien que mal à la falaise instable. Et le prince, presque pendu dans le vide, ria d'un rire dément. Rien ne l'excitait plus que la proximité du danger et de la mort. C'est pour cela qu'il aimait la guerre, les dragons et les falaises. Mordor répondit à son rire en crachant une gerbe de flammes bleues qui carbonisèrent la paroi, entrainant la chute des deux êtres. Qui redressèrent le cap quelques mètres avant le choc fatal. Ils jouèrent ainsi longtemps, sauvagement, au périls de leurs vies. Puis le ventre de Mordor prit le dessus. Il avait repéré non loin de là un troupeau de ces succulentes autruches qu'élevait les souterrains. Il fondit dessus, croquant au passage le berger qui hurlait en dévalant les falaises.

BLABLAUne fois leurs actes de mors achevés. Elior donna l'ordre de rentrer. Satisfait, il profitait pleinement de l'air glacé qui giflait son visage. Il en aurai bientôt fini avec son père, avec les plaines et avec les souterrains. Bientôt toutes les terres occidentales seraient à lui. Et sa soif de conquête ne s'arrêtait pas là. Il carboniserait toute la surface du monde connu et inconnu, il serait le plus grand, le plus vénéré...

BLABLAC'est le sourire aux lèvres qu'il abandonna Mordor dans les écuries. Il rejoignit ses soldats sous la tente qui servait de cantine provisoire. Il fut acclamé, chacune de ses entrées provoquaient une flopée de cris.

BLABLAQuelques jours plus tard, Salmons donna enfin l'autorisation à son fils de préparer les armées. Ce dernier ne le fit pas répéter et partit sur le chant. Le lendemain matin, plusieurs milliers de soldats armés jusqu'aux dents marchaient au pas dans les plaines. Mordor et Akmir, tous deux chevauchés par leurs maîtres, survolaient les troupes en d'incessants aller-retours. Nej'Raid allait tomber. Et rien au monde ne pourrait empêcher le peuple des Terres Brulées d'être le maitre absolu du monde occidental. Quand la grande tour de Nej'Raid fut visible, l'armée poussa un seul cri, terrifiant, un borborygme de haine et de colère. Les armées des plaines, aussi nombreuses, répondirent par un chant guerrier des plus sauvages. Chacun luttait pour sa survie et son honneur.

BLABLALe visage de Balthazar se décomposa, en remarquant les deux formes prolongées qui se découpaient sur le ciel bleu. Son esprit chavira, il lâcha son arme et tomba a genoux.

BLABLALes démons des enfers firent pleuvoir sur eux un feu démoniaque, anéantissant la moitié de l'armée. Elior et ses soldats se chargèrent du reste. La bataille fut réglée en quelques heures et des milliers de corps calcinés couvraient les plaines. Les autres encore vivants étaient parqués, surveillés par des soldats à peine essoufflés.

BLABLAElior rayonnait. Tout lui semblait facile, le destin le menait à la victoire, toujours. Thor était avec lui et sa main guidait ses actes.

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