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Fiction

En savoir plus : Depuis le 17/10/2010
Ch. 1 : 17/10/2010
Màj le 17/10/2010
7 chapitre(s)
7 452 mots
ID : 1114224859
Le chant des Peuples par LovelyLittleJu
Rating : 10+ - Fantasy/Aventure
Tag(s) : En attente de modération
Résumé
Les premiers chapitres. Les bases géographiques se posent, les personnages aussi. 

Le début de la légende...

 Mahâ serra ses lèvres, le regard toujours rivé sur l'ancienne carte. Elle repassa une enième fois ses doigts sur les croix qui marquaient les cités appartenant jadis à son père.

<< Nej'raid va tomber bientôt, et ils fonderont sur nous, inévitablement. Prononça-t-elle, comme une sentence. >>

BLABLBACela faisait presque une saison que le pleuple des terres brulées ravageait, villes après villes, son ancienne patrie. Tuant ou soumettant, ils dévoraient tout. Le marbres des cités anciennes laissait place au sang et aux ruines. La grandeur des peuples des plaines était finie. Et irrécupérable. 

BLABLBAElle détourna son regard de la douloureuse carte. Elle n'avait plus le temps de s'apitoyer sur ces vastes étendues désormais désertiques. A défaut d'avoir pu protéger le peuple qui l'avait vue naître, elle protègerait celui qui l'avait vue grandir. Les peuples souterrains pouvaient s'en sortir, mais elle manquait cruellement de temps et d'aide. Nej'raid était la cité principale du peuple des plaines, et elle tiendrais sûrement un peu plus longtemps que ses voisines. Elle espérait gagner quelques semaines encore. 

BLABLBAElle soupira encore une fois, enroula la carte et la rangea à coté des autres. L'heure des constats devait finir, pour laisser place à l'action. Elle prit une grande respiration, augmenta l'intensité de la flamme qui l'éclairait et sortit une autre carte. Celle-ci, presque trois fois plus grande que l'autre, représentait un enchevètrement de canaux souterrains. Pour n'importe quelle personne extérieure au peuple souterrain, cette carte aurait été illisible. Mais Candice connaissait chacun de ces canaux pour les avoir arpentés des centaines de fois. Elle sentait encore dans ses mains les aspérités de la roche. 

BLABLBALe peuple souterrain ne possédait qu'une seule cité, mais dont la superficie était égale à celle des montagnes sous lesquelles elle était enfouie. La chaines des Illustres protégeait depuis toujours la Cité sans lumière, et Mahâ espérerait que cela pourrait continuer pendant encore plusieurs années. Mais le peuple des terres brulées ne s'arrèterait pas si facilement. Ils feraient exploser, morceaux après morceaux, les montagnes les plus grandes du continent, pour prendre au piège ses habitants. 

BLABLBAUn gout de sang monta dans sa bouche. Elle n'arrivait pas à sortir de sa tête les images des deux sentinelles déchiquetées par ceux qui viennent du feu. Ces pauvres petits corps blanchâtres qui pourrissaient dans leur sang. Elle aurait du être là et les protéger. Mais encore une fois elle avait fuit. Laissant seuls face à un ennemi inépuisable ces deux simili-soldats, qui ne savaient même pas tenir un couteau. 

BLABLBALe peuple souterrain faisait partie des trois grands peuples. Il était le moins belliqueux, et vivait depuis toujours sous la montagne, s'auto-suffisant et ne contactant l'extérieur qu'en cas d'extrème pénurie. La vie dans la quasi obscurité avait rendus leur peau et leurs chevelures presque transparentes, et diminué leur taille de moitié. Ils étaient légers comme des plumes et avaient un sens de l'orientation extraordinaire. Ils avaient toujours survécus à chaque grande guerre par la fuite, en s'enterrant aux plus profonds de leurs terriers. La fuite avait toujours été leur mode de vie. Mahâ, du haut de ses 6 pieds, avec sa chevelure brune et ses yeux cristallins semblait rayonner aux milieu de ces êtres insipides. Mais au delà des apparences, le peuple souterrain était capable de merveilles qu'auncun autre peuple n'avait réalisé jusqu'alors. La cité sans lumière en était la preuve. 

BLABLBALa cité était en réalité un réseau d'immenses salles reliées par des canaux biens plus larges que nécessaire, mais qui permettait le déplacement du bétail et des matériaux. Chaque immense pièce avait sa fonction, hopital, bains, écoles... réparties sur plusieurs étages. Et reliées à chaque canaux, une séries de salles toutes petites où logeaient le peuple. L'agencement était telle que depuis la salle du conseil on accédait à toutes les salles en moins de dix minutes. 

BLABLBALa salle du conseil était la plus grande prouesse de la cité. Immense, la lumière y entrait par un cercle en verre épais de plusieurs mètres, et qui laissait passer le soleil. C'était le seul endroit duquel on accédait à l'extérieur. On y tenait débats, réunions et parfois foires publiques. 

BLABLBAMahâ secoua la tête, hors de question de se replonger dans son esprit, elle avait un peuple à sauver. elle avait a peine reposé son regard sur la carte qu'une main amicale vint se poser sur son épaule. Elle sourit en reconaissant Ag'raid, son père adoptif. Son arrière arrière grand-père était natif du pays des terres brulées et il en avait gardé l'épaisse chevelure bouclée. 

<< Je savais que je te trouverais ici. Souffla-t-il.
- Oui, je regardais les cartes. Qu'y a t-il ? 
- Encore des mauvaises nouvelles. La moitié du troupeau de Sit'faim s'est noyée, l'hopital ne désemplit plus, et on a encore perdu du monde. Je suis désolé, lâcha-t-il. >>

BLABLBAMahâ soupira. En plus de cette guerre, elle devait supporter un peuple affolé, des pertes qui augmentaient de jours en jours...

<< Tu devrais te reposer, lui conseilla Ag'raid. celà ne sert à rien de te surmenner. D'autres peuvent prendre le relais.
- Non ! S'énerva-t-elle. Ils ont confiance en moi. Tu comprends ? Je dois les guider ! Je.. >>

BLABLBASon regard se perdit dans le vague, et un sourire apparut sur ses lèvres immobiles depuis trop longtemps...

~

 

Cruma faisait craquer ses doigts, signe d'une grande anxiétée. Assise sur des draps de satin, elle regardait par la fenêtre les pleines du sud enflammées. Son royaume était dévasté. Ce royaume qu'elle et ces ancêtres avait bâtis de leurs mains. La mort viendrais bientôt refermer son poing sur la lumineuse cité de Nej'Raid, et emporterait avec elle la gloire passée des grands souverains du royaume. Mêmes ses rêves étaient remplis d'hommes égorgées et de statues fondues. 

Elle avait d'abord cru qu'elle pourrait enrayer la menace en envoyant quelques troupes. Mais la folie furieuse de ceux qui vivent dans les flammes n'avait d'égal que leur puissance. Ils ne respectaient ni croyance, ni innocence, ni supplications ni pouvoir. Ils écrasaient tout. 

Chaque nuit elle s'en remettait à sa déesse, ajoutant des noms à la liste des disparus, toujours plus nombreux. Elle lui demandait d'acceuillir ces pauvres âmes perdues. Et elle gardait toujours pour la fin le prénom de son enfant a jamais disparue. 

Un bébé qui portait le signe du mal ne pouvait pas vivre dans la famille royale. Et dès qu'elle avait vu des cheveux flamboyants sur le crâne de la petite princesse, elle l'avait lâchement abandonnée. Et depuis elle se maudissait chaque soir. Où pouvait-elle donc bien être ? Sûrement déjà au près de la déesse. Ou bien dans le camp adverse. Ou bien tout simplement encore dans les rues de Nej'Raid qui sait. Elle passa ses mains sur son visage, espérant rendre invisibles ses joues bouffies par les larmes. 

On lui avait pourtant fait miroiter une vie de rêve. Reine, ce n'est pas pour n'importe qui. Et voilà que 30 ans après son ascension, son pays se faisait ravager par les flammes de l'enfer. 

Note de fin

 Merci à vous ! :)
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